Alexandre Jollien

Vous connaissez Alexandre Jollien ?

Je l’ai découvert hier soir pour la 1ère fois et je suis devenu instantanément fan. Le mec est juste génial, chaque idée qu’il formule semble brillante, et on sent à des kilomètres qu’il a un cœur gros comme une maison.

Il donnait une conférence avec les « usual suspects » de la spiritualité en France – Messieurs Ricard et André (https://www.facebook.com/jonathanlehmanncoaching/posts/718070931661561:0) – avec qui il a co-écrit « Trois amis en quête de sagesse », sorti hier.

Voici 10 des pensées de Jollien que j’ai réussi à noter (dans le noir quasi complet des Folies Bergères… on sent que l’endroit n’a pas été pensé à l’origine pour les conférences 😉 ) :

1. Dans la notion de « sagesse » il y a celle de « saveur », qui dénote l’habileté à ressentir le pur plaisir d’exister, la simple joie d’être ; il y a aussi la notion de « savoir », qui nous rappelle que rien n’est jamais acquis.

2. L’impératif de se libérer du qu’en-dira-t-on ne veut pas dire « se foutre » de son image, mais plutôt apprendre à ne pas trop s’y identifier, à s’en servir comme outil plutôt que de la laisser se servir de nous.

3. On peut être dans la joie tout en ayant des blessures. Contrairement à ce qu’auraient voulu nous faire croire les auteurs romantiques du 19ème tels que Flaubert, c’est ce qu’on fait de la souffrance qui nous aide à grandir, pas la souffrance elle-même.

4. On a toujours, tout le temps, « une emmerde du moment » ; et dès qu’on la résout, on a une nouvelle « emmerde du moment » ; comprendre ça permet d’être moins préoccupé par ladite emmerde du moment.

5. Nietzche disait que la meilleure façon de commencer la journée est de voir si on peut aider quelqu’un ; dans la souffrance, il y a le reflexe de se recroqueviller sur soi, alors que c’est justement en se préoccupant plus des autres – et moins de soi – qu’on devient plus heureux.

6. On doit penser come Marc Aurèle qu’à chaque fois qu’on se couche le soir, c’est peut-être la dernière… et comprendre que même (surtout ?) la rencontre la plus banale peut être vécue comme extraordinaire.

7. « Le détachement c’est une disponibilité au réel ».

8. Un enfant pleure pleinement, puis rigole 2 secondes plus tard : il faut vivre pleinement sa souffrance pour qu’elle se dissipe, plutôt que faire « le beau spirituel » et prétendre que tout va bien.

9. On doit essayer d’être du téflon plutôt que du velcro.

10. Les 3 piliers du bonheur sont 1) une pratique spirituelle authentique, 2) un engagement solidaire, et 3) des amitiés « dans le bien » (un concept aristotélicien qui se distingue des deux autres types d’amitiés : celle basée sur l’utilité et celle basée sur le plaisir ; en gros une amitié désintéressée, sans calcul et sans attente).

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