Don Miguel Ruiz & Eckhart Tolle

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J’étais l’an passé à un séminaire en Italie avec l’auteur Eckhart Tolle, dont le livre « A New Earth » (Nouvelle Terre) fut le point de départ du parcours m’ayant amené aux Antisèches du Bonheur. On était plus de 500 à l’écouter parler plusieurs heures par jour et nous expliquer la vie. À la fin de ses brillantes conférences, certains disaient « oh comme j’aimerais être comme lui », ou alors « on a tellement de chemin avant d’être éveillés comme Eckhart », ou encore « il y est, lui ! ».

Même si des penseurs, auteurs ou guides peuvent nous aider énormément, on risque parfois de trop les mettre sur un piédestal. Bouddha disait d’ailleurs « Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire».

Je crois que c’est une erreur de croire en l’éveil ou le nirvana; en la possibilité d’un état de sagesse définitif qu’on pourrait atteindre une fois pour toutes, comme on raconte sur Bouddha justement. C’est même contre-productif, car la plupart des gens se disent qu’ils ne pourront jamais atteindre cet état, et donc que le travail quotidien sur soi – tel que la méditation et la pratique de la gratitude (http://tinyurl.com/antiseche20mn) – ne sert à rien.

La seule constante est le changement, et on peut tous progresser : devenir plus généreux et sereins, plus ouverts à la magie de la vie, mieux dans nos corps et nos têtes. Mais même quand on entreprend ce travail, et comme le disait Eckhart lui-même, on peut aussi tout autant régresser, et devenir moins ouverts et plus gouvernés par nos pensées et nos émotions. Personnellement, j’ai beau méditer chaque jour, je dois encore souvent gérer des moments de colère où je ressemble plus à Joe Dalton qu’à Eckhart Tolle.

En fait la vie n’est qu’une succession de moments : certains où on fait de son mieux, d’autres pas.

Et le seul moment qui compte vraiment est maintenant.

 

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